ânikounâ

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jeudi 11 avril 2013

Bienvenue sur le blog d'ânikounâ !

     annick Labrot   

route de Périgueux 24150 LALINDE,

Tel : 06 75 88 15 14 / 05 53 61 22 40

    anikouna@hotmail.com 

 

N'hésitez pas à nous laisser un petit commentaire lors de votre passage ! C'est très simple et ça fait toujours plaisir . Pour revenir au blog , si vous allez dans pages, catégories,commentaires ou archives, cliquez sur le bandeau  ânikounâ . Bonne lecture, à bientôt !


 

"La photo tente de restituer ce qui se perd en écrivant

 la phrase tente de restituer ce qui se perd dans l'objectif "    William Radet

 


vendredi 8 mars 2013

ânes et ergothérapie

Stage à Ânikounâ dans le cadre  d’une formation d’ergothérapie.

 « L’Ergothérapie » C’est une décision d’orientation, prise après un long périple avec mes deux fidèles copines aux longes oreilles ; deux ânesses ! L’idée de pouvoir rechercher, établir et promener ensemble une personne en situation d’handicap, vers un chemin de bien être, d’autonomie et de participation, m’intrigue.

  Arrivée en dernière année d’études en Belgique, il faut que je choisisse un thème pour le mémoire et un lieu où je peux le réaliser dans le monde professionnel. Ce n’est pas pour rien que je cherche un endroit/une structure de stage où je puisse lier mes deux passions : « Les ânes et L’ergothérapie ! ».

 Annick m’accueille sur sa structure, dans son  « paradis ânikounâ » en France. « Merci beaucoup, Annick de me donner cette opportunité unique malgré la différence de langage et de culture ! » C’est la première fois pour mon université et aussi pour  ânikounâ, qu’une étudiante en Ergothérapie pratique l’asino-thérapie dans le cadre d’ un stage international. 

  C’est là, à ânikounâ, que je me rends compte que toute la connaissance théorique se lie, se rassemble pour pouvoir accompagner les différentes populations. C’est comme des pièces d’un puzzle qui forment petit à petit … une image. Mais c’est un puzzle avec des trous, les pièces qui manquent se développent/se forment petit à petit pendant mon stage. La pratique, la liberté, les différents publics rencontrés… c’est là où j’apprends, après un temps d’adaptation, à rentrer dans mon rôle d’ergothérapeute en utilisant consciemment les moyens, offerts/mis à disposition par ânikounâ.

 Constamment je suis relié à moi-même, aux ânes et aux personnes avec leurs accompagnateurs. Tous ces éléments sont de la même valeur et communiquent entre eux, c’est primordial pour un travail d’équipe pluridisciplinaire, mais c’est souvent vu comme une perte de temps dans beaucoup d’autre structures. À ânikounâ un temps de réflexion collective après chaque séance est inséré et cela construit un esprit d’équipe où chaque partie s’ajuste à l’autre. Comme ça on peut voire des évolutions, des changements, des apprentissages auprès de la personne en situation de handicap et auprès de nous- même, les méthodes utilisées, la façon d’agir…

 Le travail est à la fois répétitif, varié et évolutif. La répétition développe une structure, donne à la personne une sécurité sur laquelle la confiance s’établit. La variété entre les séances, les soins des ânes et l’entretien de l’environnement, donnent la possibilité d’équilibrer la balance, de se ressourcer pour pouvoir accompagner la personne et l’âne dans son bien être de façon consciente, enthousiaste, motivante, avec un œil observateur et attentif, parce que les évolutions se font en étapes minutieuses.

Le fait de pouvoir combiner deux passions : « Les ânes et l’ergothérapie» on ne se rend pas compte du travail, c’est un partage professionnel, du bonheur qui est ressenti par la personne et son entourage.

 

 

 

     Merci ânikounâ, pour le super soutient que j’ai eu chaque jour, une oreille toujours prête à l’écoute, aux échanges de pensées,… qui enrichissent la co-naissance.

Manon Mercier

 

 

 

 

 

 

 

 

Bien être animal

Durant la visite de notre vétérinaire pour les vaccins annuels nous avons demandé un examen complet de nos ânes, ils semblaient tous en pleine forme, mais pour  2 de nos plus vieux ânes Dagobert et Tango, il a constaté des « surdents » !  Il m'a bien fait sentir les pointes qui se trouvaient sur les dents mais je ne me rendais pas bien compte de ce que voulait dire «  surdents » !

 le site d’ ADADA m'a éclairé un peu plus ; « L'âne, comme tous les équidés, a ses dents qui poussent tout au long de sa vie. La mâchoire supérieure (maxillaire) étant plus large que la mâchoire inférieure (mandibulaire), elles ne se superposent pas, ce qui entraîne des excroissances dentaires, appelées "les surdents". Sur la mâchoire supérieure, les surdents poussent en direction de la joue et sur la mâchoire inférieure en direction de la langue. Les surdents coupent comme "des lames de rasoir" et donc, engendrent des lésions buccales. Nombre de troubles du comportement de votre âne sont liés à des pathologies dentaires. »

Un rendez- vous fut pris pour éliminer ses pointes douloureuses ! Mardi matin c'était le grand jour.

Après un sédatif  léger, le « pas de l'âne » ( ou  ouvre bouche) fût  mis en place et une lumière accroché sur ce  « pas de l'âne » m'a permis de voir les surdents ! Ce sont  vraiment des lames de rasoirs, il faut faire très attention de ne pas se blesser. J'ai pu voir aussi des blessures au niveau de la  joue. Il était vraiment temps d'intervenir ! Effectivement nous avons  observé que ses deux ânes mangeaient plus lentement,  je pensais que c'était lié à leur âge (20 ans).   

 Je reprends  l'article d’ ADADA pour attirer votre attention sur  des comportements qui peuvent alerter : «  Votre âne ne mange plus, ne finit pas sa ration, relâche sa nourriture… Quand vous trouverez la présence de grains entiers dans les crottins ou de fibres longues, Quand votre âne perd de l'état, a une salivation excessive, est sujet aux coliques.

 

 

    PENSEZ AUSSI À CES PATHOLOGIES DES QUE VOTRE ÂNE...

 

 

Se défend, encense, bât la main, ne s'incurve pas, manque de souplesse, supporte difficilement le contact de la main, joue excessivement avec son mors, prend la main régulièrement, à la tête inclinée...

LES SYMPTOMES POSSIBLES SONT : La mauvaise haleine, l'écoulement nasal, des douleurs localisées sur les joues, le gonflement visible sur le côté de la mâchoire, le gonflement de l'auge, les plaies visibles sur les joues et ou sur la langue.

En tant qu’ ânier nous apportons une attention particulière aux pieds des ânes, car pas de pied, pas d'âne !  Mais je rajoute la conclusion d’ADADA :

« Il est nécessaire de faire contrôler les dents de votre équidé dès son plus jeune âge, il en dépend du bon déroulement de sa vie. Nombre de troubles du comportement de votre équidé sont liés à des pathologies dentaires »

 

 

 

 Notre vétérinaire nous a conseillé de faire vérifier les dents de nos ânes  tous les 3 à 4 ans.

 

 

Merci à Mr  Lemaire, notre  vétérinaire pour cette intervention et à ADADA pour ces conseils !

samedi 26 janvier 2013

vente de teeshirts !

Soutenez ânikounâ par l'achat d'un joli teeshirt, couleur chocolat !
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Nous contacter par mail (anikouna@hotmail.com) pour commander.

meilleurs voeux !

samedi 27 octobre 2012

stage d'asino-médiation

Une semaine à  ânikounâ, quoi dire ? J’ai vécu tellement de choses :

 Je me rappelle de toi, avec ton torse bombé de fierté quand tu as osé  monter sur l’âne.

  Dagobert  t’a donné tellement de confiance, j’ai entendu dire qu’il y a deux semaines, tu avais encore besoin des bras de ton éducatrice  pour le caresser. Tu étais vraiment le cow-boy aujourd’hui !

 Et toi, tes yeux pétillent quand tu me montres  que tu es un vrai cavalier sur Réglisse ! La tomate sur le parcours était la cerise sur le gâteau ce jour- là.

 Et vous les filles, la marche, ca se passe quand même mieux avec l’âne à coté. Lison, Café, Ouragan et Tango étaient ravis de tous votre attachement.

 Et toi, le petit garçon que j’ai aperçu de loin, tu me semblais tellement apaisé, allongé sur le dos de Café. J’ai pu l’expérimenter moi-même, Café qui me porte, se sentir un avec lui, écouter sa respiration et chauffer mes mains dans son cou et avec tout ça vider ma tête et mon cœur des besognes de tous les jours.   

 Surtout, J’ai vu chez vous  tous  un visage rayonnant : quand on brosse les ânes, quand on les caresse, quand on donne des câlins, quand on marche avec eux, quand on leur  donne un morceau de pain, …

 Un grand merci à l’équipe d’ânikounâ pour l’accueil, le partage d’expérience et le flot  d’ émotions que j’ai ressenti. Vous m’avez appris  beaucoup  d’ astuces  et de sagesse.

 Et les ânes, s’il vous plait, braient encore une fois pour moi, vous me faites trop rire et vous nous donnez tant de plaisir.

 

Tom (stagiaire ân-action en asino-médiation )

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

lundi 8 octobre 2012

histoire sans parole/ La communication de l'enfant polyhandicapé

Ce Billet fait suite a une discussion que nous avons eu dans la cabane, au sujet de la communication de l’enfant polyhandicapé .

Manon , stagiaire ergothérapeute, à ânikounâ oriente ses recherches sur ce thème, après avoir observé plusieurs séances.

Ce jour le débat porte sur le livre de Boris Cyrulnick : « La naissance du sens »

  Comment l’enfant encéphalopathe perçoit –il son environnement ? Comment peut-il en faire part ? Comment comprendre son univers sensoriel ? Comment traite t-il les informations ?

Comment, comment , comment l’amener au geste désignatif ? Qui va de soit pour n’importe quel enfant ordinaire !   

 Début de réponse :

 Aujourd'hui tout est différent : Ton âne avec qui tu travailles habituellement est au repos au pré en raison d’une boiterie. Nous te l'expliquons, même si nous ne savons pas très bien ce que tu peux  comprendre des mots que nous utilisons. Cette communication si habituelle pour nous, mais si compliquer pour toi.

 Effectivement les enfants polyhandicapées (atteints de déficience mentale, physique et de restriction extrême des moyens de communication) nous déstabilisent dans notre façon d’entrer en relation.  Malgré ton âge c'est souvent sur un mode très expressif comme des mimiques,  les sons qui perdurent dans le temps : des oh la la la ! des ouiiiiiii ! que la relation s'installe. Nous sommes au stade où  nous donnons du sens aux émotions, aux sensations que tu peux éprouver.  

  Mais aujourd'hui tu nous surprends, c'est même épatant !  Je vais vous le raconter :

Comme ton âne Ouragan, est au repos dans son pré, nous décidons de ne pas le remplacer par un autre pour continuer le travail en cours, mais de tout changer. Dagobert va être attelé et nous allons partir sur le parcours sensoriel. Delphine qui t'accompagne demande si tu as vu l'âne. Toi tu pointes la carriole. Et oui ce pointage qui nous semble un peu dans le vide, mais comme nous souhaitons que ce geste  prenne sens nous expliquons que  « oui c'est la carriole que Dagobert va tirer. Mais où est l'âne ? » Il t'attend tranquillement au milieu de la carrière. Mais toi, tu as ton regard sur la carriole. Nous t'emmenons vers lui pour un temps de caresse, tapotage, regards, échanges … Tu nous observes quand nous le préparons et puis c'est le moment de t’installer dans la carriole. Sur le parcours tu souris beaucoup en passant sur le pont, sous le rideau, dans le sable, les cailloux... Nous t’amenons vers les roues, mais tu secoues la tête, puis tu agites les guides. Alors en avant et même au petit trot. Delphine te sollicite  pour que tu montres le pont. Le geste semble bien dans la bonne direction. Nous nous arrêtons sur le pont pour chanter «  sur le pont d'anikouna on y danse, on y danse... » Puis tu nous demandes  de chanter encore. Alors on chante. Tu peux t'enfermer dans la chanson mais aujourd'hui la carriole prend le dessus et tu nous montres avec les guides en les secouant sur la croupe de Dagobert,  que tu veux avancer. Nous nous arrêtons, le rideau se trouve côté gauche de la carriole. Delphine te demande où est le rideau ? Et là, ton bras droit passe devant ton corps pour aller pointer le rideau !

 Bravo Rachel ! Tu nous a  montré que tes gestes de pointage ont plus de sens que nous pensions.

Liesbeth

 

 

 

 

 

 

samedi 25 août 2012

anikoulélé

merci à laetitia et éric pour leur petit clin d'oeil !


http://youtu.be/JiP5JPxlrtA



dimanche 20 mai 2012

Séminaire en éthologie

 

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lundi 6 février 2012

un joli poème !

L’âne et l’enfant, ‘’ petit ange’’
(Hommage à Antony, petit garçon autiste)

Leurs regards se sont croisés,
Dans leurs coeurs, la foudre a frappé.
L’âne et l’enfant,
En un instant,
Hors de leurs bulles se sont sauvés.
Au rendez-vous, était l’amour,
Pour cet appel au secours..
L’âne au passé si douloureux,
Un petit d’homme, rendit heureux.
L’enfant, dans l’univers, perdu,
Un âne gris a secouru.
La liberté ont retrouvé,
Dans la joie et l’amitié,
Quand s’unirent leurs destins,
Par un si joli matin.
Personne n’aurait jamais pensé,
Cela paraissait insensé,
Qu’un petit âne gris,
Saurait partager sa vie,
Avec l’enfant, ce‘’petit ange’’.
C’est vrai que c’est étrange !

Franciane