ânikounâ

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche 5 février 2012

ânikounâ participe aux Trophées des associations de la Fondation EDF.

ânikounâ participe aux Trophées des associations de la Fondation EDF.

Notre demande porte sur l'achat d'un manège couvert, pour pouvoir assurer nos séances aussi par temps moins clément (comme en ce moment), mais également pour que les enfants et adultes atteints d'autisme que l'on accueille, aient un endroit fermé pour mieux se repérer.

Pour nous soutenir, merci de cliquer sur le lien suivant, ou de faire un copier/coller:

http://tropheesfondation.edf.com/associations_participantes/association/anikouna-histoires-danes

Anouk

dimanche 1 janvier 2012

nos meilleurs voeux pour 2012 !


Lire la suite

mardi 29 novembre 2011

le temps d'un espace !

Souvent après nos séances, nous repensons au déroulement de celles-ci, au sens et aux orientations de nos interventions, aux moments riches, mais aussi aux creux ! 

Un questionnement qui nous poursuit bien après la séance ou que nous arrivons à poser.

Ce soir je me sens bien. J'ai l’impression d'avoir fait un pas en avant, quelque chose s'est passé durant la séance avec Christophe et ….......Christiane sa maman.

  

Nous décidons de travailler au parcours. Un espace qui permet un travail à la fois  moteur et d’orientation, en étant à côté de son âne ou dessus.

Christophe aime bien partir à pied, il tient son âne et demande à sa manière d'être accompagné par nous. De préférence par toutes les personnes présentes.

Puis il monte. Christiane, habituellement très présente quand son fils monte, est occupée au téléphone. Nous partons. Elle nous suit, tient son fils par la jambe, tout en poursuivant sa conversation téléphonique.

Nous essayons d'attirer l'attention de Christophe mais la voix de sa maman est trop présente.

Nous ne parlons plus, et nous nous dirigeons vers le talus. J'entends : «   je te laisse !  nous nous rappelons dans une demi-heure ! »  L'approche du talus,  fait réagir Christiane qui doit tenir son fils.

Pourtant Christophe gère très bien les sensations de déséquilibre que peut renvoyer l'âne par le relief varié du terrain. 

Puis nous rentrons dans notre petite carrière «  rencontre ». Je propose à Christophe de faire tout seul ;  je tiens toujours l'âne, mais sa maman et Gaëlle s'écartent de lui.

Au bout de quelques pas, Christophe réagit, vocalise, il est inquiet ou manifeste un questionnement face à cette situation. Je lui demande s'il veut que sa maman revienne. Et à ma grande surprise c'est Christiane qui dit : non, non il veut faire seul !

Je la regarde, elle filme avec son portable son fils qui fait tout seul ! Alors je me déplace et Christophe reste très attentif à mes consignes.

J'en profite pour  introduire un jeu : aller chercher des anneaux posés sur un piquet pour les porter vers  sa maman ou vers Gaëlle. Beaucoup de plaisir manifesté par Christophe et un grand sourire de la part de sa maman !

Puis c'est Christiane qui nous propose de redescendre vers la cabane. C'est vrai, il fait froid, Christophe à les mains très froides, mais je pense aussi que Christiane a dû gérer beaucoup d'émotions en laissant faire son fils tout seul.

 

Très belle séance, avec une grande confiance qui nous a été accordée, mais également et surtout confiance d’une maman pour son grand garçon !

Peut être un moyen pour Christophe de montrer à sa maman qu'elle n'a pas, toujours, besoin d'être dans une proximité d’accompagnement.

 

En tous  les cas, après un petit temps de repos dans la cabane, Christophe, tel un héros, a voulu qu'on le raccompagne toutes à la voiture ! Et  il a  demandé que ce soit Elsa qui prenne la place de la conductrice ! Mais là c'était trop (de concurrence) pour Christiane, elle a repris sa place de Maman.

 

Liesbeth

                       

 

                  

lundi 28 novembre 2011

Aujourd'hui, ce n'est plus pareil !

Accueil des femmes du F.O.G (foyer occupationnel de Gammareix) ce matin.

Un tour de table pour dire bonjour à chacune. Nathalie a fait des mèches rouges dans ses cheveux. Elle est contente et m'embrasse. Puis c'est le tour de Christine, elle m'annonce en une phrase que sa mère est morte ! L'éducatrice répète que «  oui, sa maman est « décédée », Christine reprend «  non elle est morte !». 

 Pas facile de  rebondir devant une annonce qui reste pour moi difficile, la mort d'un proche. 

 Merci à Anouk, ma collègue, qui a pris la relève. Nous parlons un peu de ce décès, pardons Christine, de la mort, et nous apprenons que cette jeune femme a pu voir sa maman au funérarium et  a pu lui faire un dernier  bisou.

 Puis un petit bonjour à Sylvie et Hélène.

 Nous parlons de la séance, du choix de l'âne, Nathalie toujours son Tango, qu'elle ne reconnaît (toujours) pas sur les photos.

Pour Christine je glisse Lison au milieu des photos d'ânes (voir billet « petite leçon d’attachement »), car c'est avec cette petite ânesse grise qu'elle travaille toujours. Surprise ! Sur un ton décidé elle  nous annonce qu'elle veut celui- là ; Elle pointe son doigt sur la photo d’ Ouragan. Un âne hongre,  qui fait partie de nos « grands » ânes. L'éducatrice parle un peu de Lison, mais Christine répète qu'elle veut «  celui- là ! ».

 Ouragan   Lison.

Sylvie réagit, elle aussi veut Ouragan. Hélène choisit Nono.  Nous décidons d'aller voir dans le pré des grands pour trouver une solution pour Christine et Sylvie. Dans le pré Christine va d'un pas décidé vers Ouragan, elle veut celui- là ! Je n'ai pas pu lui refuser. Je propose à Sylvie de prendre Café, sur lequel elle peut monter. Heureusement elle trouve cette idée très bien et exprime son contentement d'être là.

Préparation des ânes, chacune s'affaire à brosser, à câliner, à se trouver dans un plaisir partagé avec nous et les ânes, d'être dehors au soleil...

Je m’approche de Christine, nous parlons d' Ouragan ; Puis elle me questionne : t'es pas fâché ? Christine parle peu, mais elle exprime toujours des choses « essentielles »au milieu d'une discussion. Je lui demande «  Fâchée parce que tu n'as pas pris Lison ? »

-« oui ! »

J'ai envie de la prendre dans mes bras, je ne peux que l’encourager dans cette prise d’initiative et de changement. Cela fait deux ans que ce groupe vient une fois par mois, Christine travaille toujours avec Lison.

Que s'est- il passé pour qu'elle change d’âne aujourd'hui ?  En même temps qu'elle  m'annonce la mort de sa maman. Il y a quelques mois encore nous parlions d'attachement. Attachement et détachement vont ensemble ?

 À réfléchir !

 

  Liesbeth

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

lundi 7 novembre 2011

Ce petit garçon pas comme les autres !

Aujourd’hui  j’ai envie d’écrire un billet sur un petit garçon, pas comme les autres. Pourtant, il arrive en courant, comme les autres, il est curieux de découvrir le monde qui l’entoure et c’est souvent durant ces moments- là où il est différent. Peut- être ne comprend-il pas ce monde avec ses codes, ses règles et ses usages ?

A ânikounâ , l’activité part de quelque chose qu’il a bien repéré, qu’il  accepte, peut-être qu’il le rassure et surtout qu’il aime. Ce quelque chose c’est « Onasis » ! Un âne commun d’environ 8 ans, surnommé « Nono »  attelé à la dresseuse rouge et jaune.  

Il est fier de tenir les rennes  et il a appris à dire ;  Allez Nono ! Alors nous partons ensemble à la découverte d’espaces nouveaux. . . Il laisse sa maman,  à qui il dit : «A tout à l’heure maman ».

  

Sa maman qui l’accompagne chaque semaine, me parle peu à peu de son fils. Durant les premières séances elle était présente, mais elle m’a fait confiance dans la manière d’accompagner son petit garçon. Je comprends que ce n’est pas facile de laisser à une inconnue son fils « différent ».

Je la remercie pour cette confiance qu’elle m’accorde. 

Nous voilà parti sur les chemins et les routes où il a appris à dire «  Oh la ! Nono ». J’essaie de donner un sens à tous ce qu’il induit, donc nous nous arrêtons, même si c’est pour aller voir ou toucher les panneaux de signalisation au bord de la route. Car il a besoin à ce moment précis de toucher les panneaux. Je sais aussi que dans quelques temps, semaines ou mois,  il sera attiré par autre chose. Je respecte le peu de communication verbale qu’il utilise, pour l’encourager dans cet apprentissage.

 

 A  partir de ces balades hebdomadaires, j’introduis des nouveautés. Un autre âne qui nous suit et sur lequel il va pouvoir grimper. Une autre carriole, un autre parcours……

J’ai l’impression qu’il m’a bien repéré. Il me nomme par mon prénom, je crois qu’il me fait confiance quand un changement est introduit. Mais je respecte sa différence et je sais très bien qu’il a besoin de se retrancher dans ses « bizarreries », car peut-être que je le sollicite trop ou trop vite ? Il aime toujours refermer les portes de nos différentes clôtures, ou courir le long des fils, j’ai l’ impression que cela le rassure.

Mais il sait aussi me dire « non ». Ce non, je le respecte quand je propose et qu’ il ne veut pas. Alors nous cherchons ensemble un compromis. Mais moi aussi j’ai le droit de dire non, surtout quand il s’agit de sa sécurité. Alors je lui explique et si besoin je le porte dans mes bras et il accepte.

Nous introduisons depuis peu « le jeu ». Pas toujours facile pour lui de jouer avec moi. Un cerceau est échangé entre nous, les anneaux sont cachés et il doit aller les chercher depuis le dos son âne, je me cache aussi et il me cherche. Ces moments ne durent pas. Quel intérêt y trouve t’il, la notion de  plaisir est-elle présente dans cette situation de jeu ?

Même s’il est « différent », j’introduis dans les prises en charge le plaisir de partager, de faire avec l’autre, de découvrir ensemble, de chanter, de rire, comme nous le ferions avec d’autres enfants, mais en respectant sa différence et ses difficultés.

 

Qu’attendons- nous, sa maman et moi ?

Qu’un jour il accepte de partager l’activité avec d’autres enfants !

Liesbeth

 

 

 

 

dimanche 30 octobre 2011

Stage parage

les  25 et 26 Novembre l'association ânikounâ organise un stage de formation" d'initiation au parage"

Jacqueline Stensord sera présente 2 jours sur notre structure pour encadrer ce stage . Elle est maréchal Ferrant spécialisée dans le parage naturel dit " pieds nus"ou encore parage orthopédique du sabot .  

L' âne est très rarement ferré et le parage naturel est de mise pour cet équidé . Cependant il vit loin de son habitat naturel d'origine ( zone desertique). Nous lui offrons une vie de troupeau en pature avec stabules ouvertes dans chaque pré ... Ces conditions de "détention" que nous qualifions de bonnes et presque idéales (!) , ne lui fournissent pourtant pas la possibilité d'user naturellement et surtout suffisamment ses sabots . Il a besoin d'aide pour reproduire les effets qu'une vie naturelle aurait sur ses sabots.

  

 En tant que propriétaires, nous sommes responsables de l'environnement que nous proposons à nos animaux , et nous leurs devons de respecter autant que l'on peut leur physilogie et psychologie . C'est ce qui nous séduit dans l'approche de Jacqueline Stensord ;  cette connaissance qu'elle nous livre d'une part sur la fonction du sabot,son mécanisme et son rôle dans plusieurs fonctions métaboliques et d'autre part revisiter avec elle et à partir de ses connaissances, le cadre de vie, l'alimentation et comment la donner, le mouvement necessaire , la température, le besoin d'humidité ....      

    

 

 Nous allons tout d'abord travailler sur des pieds morts d'équidés ( récupèrés à l'abatoir) , 2 par personne , puis sur nos ânes .

 Jacqueline  sera également accompagnée,la premiére journée, par une collégue comportementaliste qui traitera de la sécurité de cette situation de parage avec les ânes . Elle est également ouverte à d'autres thémes qui peuvent être proposés le jour même . Nous pensons la questionner   sur l'éducation de l'anon !

Le tarif est de 150 Euros pour les 2 jours : 60 euros /j / pers + 1O euros / pied   + participationaux frais de déplacement

pour plus de renseignements contacter l'association par tel au : 06 75 88 15 14   ou par mail : anikouna@hotmail.com

 

lundi 23 mai 2011

les préjugés s'envolent.......

Nous sommes des adolescents âgés de 12 à 16 ans et sommes accueillis au sein de la Maison d'Enfants à Caractère Social, ASEPF Maison Notre Dame qui se situe à Port-Ste-Foy.

 Dans le cadre d'une sortie, nous nous sommes rendus le mercredi 4 mai 2011 à Lalinde afin de découvrir l’association Anîkounâ.

      

      

 Notre groupe était composé de huit jeunes : Kimberley, Laure, Carole, Blandine, Cheyenne, Augusto, Fatima et Marialine, ainsi que de deux éducateurs de l'institution, Marie Bourinel et Franck Donda. Nous avons, dans un premier temps, rencontré les éducatrices d’ânikounâ, Anouk, Liesbeth et Fanny. Elles nous ont présenté l'association et le site.

 Ensuite, nous avons fait la connaissance des ânes, et chacun d’entre nous a pu choisir un âne afin de s'occuper de lui, le brosser, nettoyer ses sabots, etc... Kimberley a choisi Pain d’épice, Laure Ouragan, Augusto et Cheyenne se sont occupé du jeune Apache, Carole a prit Café, Blandine et Fatima Réglisse, Marialine Dagobert. Certains ont eu l'occasion de monter pour la première fois de leur vie et de s'allonger sur le dos des ânes, après avoir été mis en confiance par Anouk et Liesbeth.

 En fin d'après midi, on a pu raccompagner nos « nouveaux compagnons » dans le pré où ils ont l'habitude de passer la nuit. A notre retour du pré, nous avons rencontré Annick. Après cette journée, nos préjugés sur les ânes se sont envolés...

 

 Nous tenons à remercier de la part de l'ensemble des jeunes les éducatrices d'ânikounâ pour leur accueil et leur gentillesse. Nous pensons régulièrement à nos chers amis en espérant les revoir très bientôt.

 Carole, Blandine, Cheyenne, Kimberley, Laure, Augusto, Fatima et Marialine.

dimanche 20 février 2011

Petite leçon d'attachement

Tu viens une fois par mois , avec ton foyer occupationnel , même si le projet est basé sur la marche, tu as un immense plaisir à retrouver les ânes et particulièrement Lison .

Cela je ne m'en étais pas rendu compte .

  

Aujourd'hui nous allons chercher les ânes au pré. Je distribue les licols comme ils viennent, et te donne celui de Tango . Tu ne le veux pas. Tu nous suis mais tu refuses de prendre un âne. J'essaye de savoir pourquoi et te pose des questions, mais tu ne me réponds pas .

Dans notre petite carrière tout le monde s'affaire à brosser son âne; coups d'étrilles, coups de brosses , le plaisir de chacun est perceptible, les mots fusent mais toi tu restes muette. Je prononce juste le nom de Lison et tu viens me prendre le cure pied des mains et te diriges vers Tango pour lui faire les sabots . Je t'observe, une larme coule sur tes joues .

Puis c'est le départ pour la balade; chacun prend son âne . Tu t'éloignes du groupe pour caresser Réglisse (fille de Lison) , une larme coule sur tes joues.

         Tu reviens vers nous et réclame Lison ! En négociant, Sylvie veut bien te la "prêter" . Un sourire éclaire ton visage. Tu fais un gros câlin à Lison, ton ânesse préférée !  Des larmes coulent ... Tu t'éloignes, nous t'attendons silencieusement.

Anouk s'approche de toi avec Lison, tu nous rejoins et c'est parti pour une joyeuse balade, les mots fusent et même toi tu as des choses à nous dire et surtout à Lison .

Merci Christine de mettre à jour de façon si tendre et non moins douloureuse, cette notion d'attachement ... Ô combien essentielle !

 

Liesbeth   

les Z'éduc questionnent la Z'âne attitude !

C'est en marchant que se fait le chemin (Antonio Machado) ...

C'est donc en pratiquant un peu , en se mettant en jeu et en éprouvant soi-même, que l'on peut saisir de quoi il est question en médiation animale . C'est ce que nous avons proposé, à ce groupe d'étudiantes de l' I.R.T.S. de Bordeaux ( Institut Régional du Travail Social ).

La médiation animale est une pratique aux valeurs éducatives certaines, ânikounâ est un "espace de rencontre",  tout ce dont l'éducateur peut se saisir pour partager une activité avec les personnes dont il a la charge .

Joseph Rouzel décrit cet espace ( de médiation) comme permettant à l'éducateur de mettre en oeuvre la finalité de l'action éducative qui vise toujours quelles qu'en soient les modalités, l'appropriation par la personne de son espace corporel, psychique,social et relationnel . Cette appropriation ne se fait pas dans un discours, une leçon, un passage d'information, elle s'établit en relation, dans la rencontre .


   

Dans l'espace de médiation, que représente ânikounâ , la personne prise en charge vient à la rencontre d'un animal avec ses difficultés, sa souffrance, sa particularité , sa façon d'être et de relationner . Dans cette rencontre structurée dans le temps et l'espace, contenue dans un cadre (éducatif) , il sera proposé d'être en relation avec un âne, de le côtoyer dans des situations de grande proximité parfois , d'agir avec lui, de découvrir ses codes et dans cette différenciation (de moi à l'autre) qui va naturellement s'imposer, de mieux se connaître , mieux se sentir , mieux se vivre pour un mieux être !

Le sujet accompagné va, dans cette pratique, explorer, éprouver des façons de faire et de vivre avec les autres (humains et animaux) que jusqu'ici il n'avait peut être pas intégré . Et il pourra alors explorer de nouveaux sentiers ...

C'est à peu prés ce que nous avons voulu transmettre à ce groupe d'étudiants, futurs éducateurs ; proposez, animez, garantissez des espaces de médiation, accompagnez le sujet dans des processus de changements parfois profonds, mais soyez au clair avec vos intentions éducatives, vos projections, vos fantasmes de maîtrise, vos manipulations. Ou comme le nomme Joseph Rouzel  notre " 'idéal de redressement de ce qui serait tordu chez l'autre " .

En ça, les ânes nous en apprennent chaque jour, dans le respect et l'accueil de l'autre avec sa différence. Ce qui importe c'est d'être avec, d'être dans une présence., d'être dans un temps qui est le temps de l'autre . Il faut donc se mettre au travail sur ses propres intentions, sur son désir d'éduquer, pour que l'espace de médiation soit relativement désencombré et fasse accueil aux autres dans leur désir et leur altérité .

Annick


dimanche 16 janvier 2011

Bienvenue sur le blog d'ânikounâ !

     annick Labrot   

route de Périgueux 24150 LALINDE,

Tel : 06 75 88 15 14 / 05 53 61 22 40

    anikouna@hotmail.com 

 

N'hésitez pas à nous laisser un petit commentaire lors de votre passage ! C'est très simple et ça fait toujours plaisir . Pour revenir au blog , si vous allez dans pages, catégories,commentaires ou archives, cliquez sur le bandeau  ânikounâ . Bonne lecture, à bientôt !


 

"La photo tente de restituer ce qui se perd en écrivant

 la phrase tente de restituer ce qui se perd dans l'objectif "    William Radet

 


samedi 15 janvier 2011

La hotte du Père Noël était bien garnie !

Les différentes demandes de subventions ont abouti en cette fin d'année 2010 !

Nous tenons à remercier la Fondation Caisse d'Epargne pour son soutien financier à notre projet d'aménagement d'un parcours sensoriel ,

Un grand merci aussi aux clubs des Inner wheel et du Rotary de Sarlat, qui nous ont généreusement fait don de la recette de leur action "bourse aux jouets" .

     

Et encore le club du rotary de Bergerac séduit par notre projet .

Ces soutiens nous sont indispensables pour assurer la pérénnité de notre activité.

 

 

Annick Labrot

 

 

dimanche 7 novembre 2010

Séance de médiation asine : "Se mettre en jeu !"

Je suis très heureuse aujourd'hui de vous proposer ce nouveau billet, réalisé par Liesbeth éducatrice ânière, qui a rejoint notre équipe il y a plus d'un an, déjà !

Elle retrace ici une séquence d'une séance hebdomadaire qu'elle éffectue avec Tristan, un jeune garçon atteint de troubles envahissants du développement .

 

Tous les vendredis  à 14 heures, je t’attends avec impatience en me posant la question : qu’est-ce qu’il va se passer aujourd’hui ?

Ton sens de l'observation me surprend souvent. En arrivant, tu aimes ouvrir et fermer les différents espaces, délimités par des clôtures. Il me semble que tu es content, et peut être aussi rassuré, quand tu accroches la poignée du fil de la clôture, surtout quand tu es « enfermé » dedans. Je te laisse faire tout seul en étant proche de toi, car si le fil est enroulé autour d’un piquet et que tu ne peux pas fermer la porte, cela devient insupportable pour toi.

Ce vendredi, en faisant le tour des portes, tu découvres un petit trou dans le mur de la cabane des ânes. Tu l’observes. Tu passes ton doigt. Tu regardes à travers. Je ramasse une brindille et la passe dans le trou. Eclat de rire ! Tu l’attrapes de l’autre côté, puis tu me la redonnes. Nous recommençons……… très, très souvent.

Moi, je suis partagée entre l’envie de te laisser « jouer » avec le trou ou te ramener vers les ânes. Alors je te dis : « Je vois que ce petit trou t’amuse beaucoup, mais Nono t’attend, alors dès que tu es prêt, nous allons le rejoindre. »

A ma grande surprise, tu laisses le trou et tu pars vers ton âne qui t’attend patiemment. Tu le sais disponible et prêt à partager d’autres aventures avec toi !

Liesbeth.

 

Liesbeth nous montre ici toute sa capacité d'attention et d'observation à l'endroit de l'enfant qu'elle accompagne dans ce travail de médiation animale .Il faut souvent avec des enfants qui présentant des défenses de type autisitique, faire des tours et des détours et savoir se saissir de petits riens pour introduire du jeu et de la relation .

Ces enfants sont déroutants, ils agissent  des rituels et bizareries auxquels nous ne trouvons pas de sens... Accepter leur différence et reconnaître les efforts et volonté de relation malgré tout est un bon postulat pour démarrer un travail d'apprivoisement mutuel et de co-naissance ! 

A suivre ...

Annick   

 

 

 

 

 

samedi 30 octobre 2010

les mamies et les vacances de la toussaint !

Ce début de semaine de vacances de la toussaint, nous avons eu plusieurs coups de téléphone de mamies qui cherchaient une occupation pour leur petits enfants. détail sympathique: les petits enfants habitent presque tous en ville (talence, bordeaux, toulouse, etc.) et après le vélo, le cinéma et jouer dans le jardin, les ânes semblaient un choix judicieux pour ces petits !
nous avons donc accueilli en tout 7 enfants âgés de 2 à 11 ans, pour passer un peu de temps avec nos ânes.
et oui, ça sert à ça aussi les vacances !!
   

anouk

lundi 4 octobre 2010

Construire des liens et structurer une rencontre ; Au travail les ânes !

Par ce nouveau billet (enfin !), je voudrais évoquer le travail éducatif, mis en place conjointement par l'équipe éducative de l'IME "Bayot -Sarrazi " et celle d'ânikounâ .

Il s'agit ici de proposer des séances "âne" à des jeunes porteurs d'une déficience intellectuelle avec troubles associés du comportement et de la personnalité .

J'ai été surprise par la façon dont ces jeunes parlaient des séances ânikounâ . En fait il évoquaient, et affirmaient même, venir en ce lieu pour travailler !

Leur éducatrice était dans la même affirmation , et à bien y regarder, c'est sûr, chacun vient y travailler quelque chose, au dela de l'activité de loisir que cela peut revêtir :

Le groupe est arrivé en fin de matinée, pour pique-niquer avant la séance. Avec empressement les jeunes se dirigent vers la cabane. Leur premier souci est de vérifier si les ânes sont bien là !

"-On va leur dire bonjour !"

Les glacières et paniers pique-nique  sont abandonnés sous l'auvant . Pierre , Timothé et Cassandra se hatent vers les différents enclos.

"-Je vais voir le bébé !" lance Thimoté

"-Moi, Pain d'Epice !" nous crie Cassandra ...

Les adultes accompagnants laissent les retrouvailles se faire ...

                   

           

 Le pique-nique est vite avalé, et la question est lancée : " C'est quand, qu'on travaille avec les ânes ? "

Ah ! il faut attendre un peu ... Pas si facile de différer ce 1er désir d'être avec SON compagnon choisi . Première mise au travail  que d'attendre l'heure du debut de la séance.

La seconde épreuve sera de choisir son âne : J'hésite nous dit thimoté ... "Je prends Réglisse (petite anesse de 2ans) ou Pain d'Epice (le plus grand de nos ânes) ?"

-"Alexa ! je prends lequel ? " L'enfant appelle l'éducatrice à la rescouse dans cette douloureuse question de choix . Il ne peut prendre les deux, évidement, il doit inscrire la perte au detour de l'opération de choix , d'où chez certains des tergiversations et de valses-hésitations sans fin : ils ne veulent rien perdre !

Tout le travail éducatif sera d'apporter du soutien et une écoute attentive à cette demande de l'enfant, qu'il faut souvent décoder, l'âne n'étant pas la question centrale mais le pretexte à une demande . Il y a necessité non seulement de partager l'activité mais aussi d'y a-coller des espaces de paroles et d'expressions , pour que les enfants puissent se rendre compte et rendre compte de ce qui leur arrive .

Les exigences de l'activité, les contraintes horaires, le respect d'autrui, de l'animal, du materiel, les impératifs d'un apprentissage autrement dit les régles et le cadre qui structurent toute activité éducative, vont s'opposer parfois radicalement au désir de satisfaction immédiate exprimé par l'enfant .

Il y apparait clairement que cette médiation, accompagnée , soutenue par la position éducative va permettre de travailler sa propre place de sujet (dans l'expression du désir et l'acceptation de la frustration) .

Le contact avec l'animal va apaiser les tensions de la relation à l'autre et favoriser l'estime de soi : l'âne a cette qualité d'être vraiment présent à l'humain qui l'accompagne, à l'écoute de ses demandes, capable de coopérer ou de bloquer ! l'enfant devra  alors développer ses propres ressources et montrer ce dont il est capable à son tour !

  

 

Cette activité "âne" qui permet d'entrer dans un processus d'individuation, de pacification des relations offre l'opportunité de se construire :

Ce n'est pas tant de savoir s'occuper des ânes qui nous importe de transférer , mais bien les qualités que cela demande, que ces enfants ont besoin d'expérimenter et qui sont necessaire à cette entreprise, car ce sont celles-là même qu'il leur faudra pour grandir et avancer dans leur projet de vie , comme sur le parcours avec les ânes !

Annick

  

  

 

mercredi 1 septembre 2010

Apache ...2 mois déjà !

Je prends la plume ... (quelle flegme cet été ! )

pour vous donner quelques nouvelles d'Apache ; notre nouvel ânon , toute en beauté !

jugez vous même :

 
Annick